Depuis
1948, Israël est un Etat indépendant, mais non reconnu
par les Etats arabes voisins. Les Arabes et les Juifs se partagent
ce pays, non sans accrochage.
Leïla, jeune Palestinienne chrétienne, est née
à Nazareth, mais veut retrouver Massaria, le village où
ont vécu ses parents, et qui a été détruit
en 1948 par les armées du pays naissant. Mais sa quête
s'avère difficile : le village en question a été
rayé de la carte et un Kibbhoutz a été installé
a sa place.
Elle essaie de le faire revivre à travers divers témoignages,
en compagnie de Julien, son ami français, et d'Esther,
l'amie d'enfance juive.
Deux adolescents en quête d'identité nous
montrent un pays partagé, ravagé par les conflits,
où des hommes parlent d'injustice, où le terrible
drame des Palestiniens de l'intérieur voit le jour : des
hommes et des femmes chassés de leurs terres, mais qui
ont choisi de rester en Israël.
Un roman assez difficile à lire et très dense, mais
qui est susceptible de nous éclairer sur le passé
et la situation en Israël, même si c'est de façon
romanesque. Il est possible qu'il soit un peu autobiographique,
l'auteur ayant vécu une partie de sa jeunesse en Israël.