Quelque
part en Toscagne en Italie, à la fin de la seconde guerre
mondiale, dans un ancien couvent transformée en prison
puis en hôpital militaire, Hana, une jeune infirmière
âgée de 20 ans, veille sur un unique patient. Le
reste de l'hôpital a en effet déménagé
vers la côte, mais elle a refusé de suivre les autres,
prétextant que ce patient était intransportable
et qu'il fallait quelqu'un pour veiller sur lui. On croit que
cet homme est un anglais horriblement brûlé lors
d'un accident d'avion dans le Sahara.
Alors qu'elle veille sur lui, avec un dévouement extrême,
deux hommes font tour à tour irruption dans leur vie :
Caravaggio, un ancien ami du père de la jeune femme, voleur
ou espion, nul ne le sait vraiment ; et Kip, un sapeur enturbanné
chargé de déminer les bombes laissées par
les allemands. Ces deux hommes ont chacun leur secret, qu'ils
vont dévoiler petit à petit au cours de l'histoire.
Mais celui qui a le plus grand secret est en réalité
le patient anglais, ivre de morphine, amoureux du désert
et qui raconte des histoires chimériques dans les marges
de son livre d'Hérodote qui ne le quitte jamais. Il revit
sur son lit de mort sa flamboyante histoire d'amour avec Katherine,
la femme dont il était éperduement amoureux, et
qu'il a cru posséder au moment même où il
la perdait.
Le roman le patient anglais met beaucoup plus en
scène le jeune Kip, qui n'apparaît pratiquement pas
dans le film du même nom, adapté par Anthony Minghella
; c'est regrettable, car c'est un personnage d'une grande profondeur
autour duquel s'articule une grande partie de l'histoire. Le film
ne montre qu'une des deux histoires d'amour, pour ne faire qu'esquisser
la seconde. C'est bien dommage et comme d'habitude, le roman a
beaucoup plus d'intérêt que le film.