Killashandra,
la chanteuse crystal, est maintenant vieille de près de
200 ans. Les spores de Ballybran lui ont conféré
la longévité, mais, en échange, lui prennent
peu à peu sa mémoire. Ca l'arrange, d'ailleurs :
il y a des événements qu'il vaut mieux oublier parfois.
Le problème, c'est qu'elle a aussi oublié où
se trouvaient ses concessions de crystal noir.
Elle oublie aussi que Lars est l'homme de sa vie, même s'il
occupe maintenant un poste bien plus important que simple chanteur
crystal. Et elle lui tourne le dos, négligeant ses appels
à l'aide.
Le troisième tome de la série s'essouffle
un peu : on y retrouve avec plaisir les deux protagonistes principaux
du cycle, mais dans un univers paramétré par la
mémoire. Lars change de visage et s'efface en grande partie
de l'histoire pour laisser place à un Killashandra imbue
d'elle-même, oubliant tout, se souvenant de détails
uniquement quand cela semble arranger l'auteur pour la continuité
de l'histoire.
Ce manque de cohérence rend le roman un peu difficile à
avaler. Toutefois, la continuité du cycle est appréciable,
malgré une fin un peu tirée par les cheveux, même
si elle est agréable à lire...