Maël
était marié à un généticien,
Bior Malard. A sa mort, Bior croit devenir fou et choisit d'élever
le clone de sa femme, qui portera le même nom, dans l'espoir
de retrouver la femme qu'il aimait. Quelle drôle de société
où il est possible de cloner les êtres chers, mais
aussi les sportifs et les nantis pour qu'ils aient des organes
de remplacement.
Le clonage n'est d'ailleurs pas le seul développement de
ce monde étrange : les sportifs, justement, sont utilisés
pour tenir les foules ; mais les performances de l'homme ont atteint
leurs limites et ils sont obligés de recourrir à
des hormones multiples, de plus en plus dangereuses. C'est ce
que vit Sphyrène, nageuse hors pair se préparant
pour les jeux olympiques, qui se rend compte de la situation en
marge de sa conscience, mais ne sachant pas s'arrêter, par
plaisir et envie de gagner, d'aller toujours plus loin.
Les deux jeunes filles en recherche d'identité, manipulées
par autrui, se rencontreront, mais de façon détonnante
!
Le clonage semble inspirer de nombreux auteurs en ce moment.
Il est vrai que cette technique risque de poser des problèmes
moraux importants et Joëlle Wintrebert nous montre une société
corrompue, dont les préceptes sont totalement intolérables,
révélant les abus que le clonage risque de faire
planer sur nos têtes.
Chaque chapitre commence par une sorte de slogan publicitaire
futuriste dont les propositions font frémir d'indignation
la plupart du temps. Ceux-ci en montrent un peu plus sur cette
société où il ne fait pas bon vivre...
Quelques lignes avant la fin, j'ai d'abord été déçue
par un aboutissement qui ne paraissait pas fini, justement. Mais
les toutes dernières lignes sont détonnantes! A
lire sans modération...